La mort de millions d’arbres au Québec et ailleurs en Amérique du Nord, causée par l’agrile

 

L’agrile est un insecte à corps le plus souvent mince et allongé avec des reflets métalliques, qui compte de multiples espèces. Il est parasite d’un ensemble spécifique d’arbres, c’est-à-dire qu’il se nourrit de leurs substances et qu’il cause des dommages irréparables. Dans le cas de l’agrile du frêne, les larves de l’agrile, ces formes immatures présentes au début de son développement, se développent sous l’écorce où elles creusent d’importantes galeries, espèces de passages creusés par l’insecte dans le bois, affectant la montée de l’eau et de la sève.

Jusqu’à tout récemment, le seul agrile connu en Amérique du Nord était l’agrile du bouleau, espèce indigène, c’est-à-dire originaire du pays où il se trouve, qui parasite notamment le bouleau à papier et le bouleau gris. Le bouleau à papier est une espèce largement répandue en Amérique du Nord, dont l’écorce blanchâtre se détache facilement du tronc; il sert notamment à la fabrication des canots. Le bouleau gris, pour sa part, est plus petit que le bouleau à papier et ne s’exfolie pas, c’est-à-dire que l’écorce ne se détache pas par feuilles ou par minces tranches.

Depuis quelques années, les frênes du Québec et de l’Est du Canada ont commencé à subir les assauts d’une autre espèce d’agrile, en provenance d’Asie, l’agrile du frêne. Son arrivée est récente et ses ravages progressent rapidement, d’autant plus que les frênes abondent dans les villes du Québec et de l’est du Canada.

Les spécialistes craignent maintenant que des feuillus (arbre ou arbuste qui porte des feuilles), comme le lilas et l’olivier, deviennent la cible de l’insecte destructeur.